Heritage Familial

Loin de nous l’idée de dresser un parallèle entre l’investiture de Donald Trump à la Maison Blanche et celle de Pravind Jugnauth au Bâtiment du Trésor. Toutes proportions gardées, l’accéssion de ces deux dirigeants a quand même un point commun : la contestation populaire qui a marqué leur investiture.

 

De mémoire collective, c’est la première fois qu’une passation de pouvoir, marquée par un exercice d’alternance politique aux États-Unis et un changement de locataire premier-ministériel à Maurice, se fait carrément dans la rue. À Maurice, certains osent parler de printemps mauricien. Certes, on est loin du printemps arabe et des séquelles politiques, avec son lot de morts, qui a fait fuir certains dictateurs. Mais la marche, qui se voulait noire, de vendredi dernier a eu le mérite de cristalliser un semblant de réveil de la conscience citoyenne dans le pays.

 

Si Donald Trump est passé par les urnes pour accéder au fonction du 45e Président des Etats-Unis c’est qu’il mérite un certain respect même s’il est quelqu’un qui nage en plein contradiction avec ses décisions impopulaires. Pravind lui a profité de la position de son père pour accéder au poste de Premier ministre sans l’aval de la population et d’ailleurs, quelques semaines avant la passation de pouvoir, l’express.mu avait publié un sondage réalisé par la firme DCDM où sur dix personnes interrogées, sept s’étaient prononcées contre cette passation de pouvoir sans passer par des élections générales.

 

Même si les Mauriciens n’ont pas cette tradition d’exprimer leurs colère à travers des manifestations de rue,  le signal était fort le Vendredi 27 janvier dans les rues de Port Louis que l’hôtel du gouvernement n’est pas l` héritage d’un clan familial.

 

PRAKASH