Huit des onze accusations rayées, Ramgoolam parle d'une "gifle" pour ses adversaires

L’ex-Premier ministre et leader PTr Navin Ramgoolam n’a pas mâché ses mots mercredi après-midi 23 novembre à sa sortie du tribunal de Port-Louis, où les deux accusations provisoires dont il faisait l’objet dans l’affaire Betamax ont été rayées.

 

Navin Ramgoolam s’en est pris à une partie de personnes présentes dans la foule au tribunal de Port-Louis et qui avaient réclamé sa démission du PTr après ses arrestations en 2014.

 

Pour l’ex-Premier ministre, des «faussetés» ont été dites sur lui, et aujourd’hui «la vérité éclate».

 

Des personnes, dont des sympathisants du PTr, présentes dans la foule au tribunal de Port-Louis mercredi 23 novembre à l’occasion de sa comparution ont cru à ces «faussetés», déplore Navin Ramgoolam :

 

«Ena bann dimunn ki zordi dan lafoul deryer moi ti pe kroir sa bann foste la, ti dir Ramgoolam bizin ale parski Ramgoolam koupab, Ramgoolam inn fer sa. Zordi enn par enn la virite pe eklate. Lor 11 sanz kinn mete, 8 inn raye. Et mo fer ou kone, mo kone ki pe arive, pa blie mo enn ancien Premie minis […] »

 

Navin Ramgoolam était accusé à titre provisoire d’avoir exercé des pressions sur l’ex-ministre Mahendra Gowreessoo pour qu’il favorise Veekram Bhunjun, directeur de la compagnie Betamax, pour le transport de produits pétroliers entre l’Inde et l’île Maurice.

 

À l’appel de l’affaire mercredi 23 novembre, Me Shakeel Bhoyroo, représentant du Directeur des poursuites publiques (DPP), a expliqué que «police enquiry has not met the evidential test to be able to secure a conviction against Navin Ramgoolam».

 

La magistrate Adila Hamuth a alors rayé les deux accusations provisoires de «influencing public official» et «conspiracy» dont faisait l’objet Navin Ramgoolam dans l’affaire Betamax.