LA LACHETE ET LES BASSESSES DES JUGNAUTH

La certitude de la défaite pousse les Jugnauth aux pires bassesses que le pays aura connu l`ors d`une campagne électorale. La dernière en date est la publication sur le réseau des détails des comptes personnels de Navin Ramgoolam et de l`ex -trésorier du PTR feu Ah koy, détenus à la MCB. La banque a vite fait de se dédouaner d`une telle mesquinerie qui aura porté le coup le plus désastreux de son existence. Toute sa réputation et sa crédibilté ont été remises en question à cause de cet acte honteux du Gouvernement des Jugnauth.

Inutile de venir dire que les Jugnauth n`ont rien à faire avec cette infâmie. Les faits sont incontestables. Les voici:

1. La banque a confié qu`elle avait expédié les détails de ces comptes à l`ICAC de Beekharry en conformité avec la loi en vigueur depuis son amendement par le même Gouvernement. Il est évident que ces détails devraient rester confidentiels et personne n`était autorisée à s`en sevir à des fins politiques.

2. Il est clair que c`est à partir de l`ICAC que la fuite aurait eu lieu car personne en dehors de ces deux entités concernées n`avait eu accès aux documents. On connait les acrobaties de l`ICAC depuis la mise à pied de son directeur pour mettre Beekharry à sa place. C`est ce même Beekharry qui fut à l`origine de la volte -face de l`institution dans l`affaire`Med-Point`devant le Conseil Privé alors que le DPP maintenait sa position antérieure. Beekharry voulait sauver Pravind et confronté à cette situation rocambolesque le Conseil Privé rendit le verdict que tout le monde connait. La tentative de Beekharry de se cacher le visage aux abords du siège du Privy Council alors que les photographes braquaient leurs appareils sur lui est entrée dans l`histoire comme la plus fameuse des ironies,car la devise de l`ICAC est la suivante :`l`ICAC pa gette figir`

3. Soodhun avait dit publiquement qu`il était` l`esclave d`Anerood Jugnauth`. On vient de découvrir un autre esclave non-proclamé envers le fils. La complicité entre le PMO et l`ICAC dans cette affaire remet non seulement en cause l`indépendance de l`Institution mais elle met en danger les autres officiers de l`organisme. Tout le monde est devenu potentiellement coupable de fuite d`ordre criminel. La Banque de Maurice devrait réagir tout de suite mais avec d`autres esclaves à sa tête il ne faut s`attende à rien. Nous sommes entrés dans le territoire `sans loi`.

4. L`ironie dans tout ça est que l`amendement apporté à l`article 64 de la Banking Act dans le Finance Bill 2018-2019, visait à rendre plus difficile la publication des détails des comptes privés. C`était suite aux publications accablantes des transactions bancaires de l`ex Présidente de la République dont les répercussions allaient sâlir le Gouvernment lui-même. Alors c`est pour se protéger que les Jugnauth avaient pris cette décision. Mais voilà qu`aujourd`hui ils s`en servent pour faire exactement le contraire. 

5. Il y a eu un délit grave en contravention de la Banking Act. Le crime est flagrant et le principal coupable est connu. Les documents ont été publiés sur le site du MSM et d`autres organes proches du Parti Soleil. Pourquoi la Police de Nobin et les autres Institutions responsables n`ont pas initié les actions nécéssaires? Le peuple doit tirer ses propres conclusions . Les Jugnauth ont transformé le pays  en une jungle où la loi n`existe plus.

6. Peu importe ce que fera ce Gouvernement pourri et ses Institutions subalternes, on peut quand même inviter les Chefs du MSM de faire une chose très simple: Auront-ils le courage de rendre public leurs comptes authentifiés par les nombreuses institutions et autres `tax havens ` à travers le monde où on l`habitude de mettre en sécurité les milliards accumulés pendant des décennies?

Conclusion : Les bassesses dont fait preuve les Jugnauth et leurs complices auront eu au moins un effet positif : c`est celui de démontrer que le MSM est vraiment pris de panique surtout avec les derniers rapports du NSS qui leur donnent pas plus de 11 sièges. Donc ils tentent le tout pour le tout même s`ils doivent aller à l`encontre des lois qu`ils ont eux-mêmes promulguées.